La FDGDON de la Manche, organisme à vocation sanitaire

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GERER LES POPULATIONS HIVERNANTES EN DORTOIR

ET EN EXPLOITATION AGRICOLE

 

Avec le suivi hivernal des regroupements d’étourneaux, la FDGDON de la Manche peut procéder, à des interventions d’effarouchement sur dortoir à l’aide de matériels optiques, pyro-optiques et acoustiques. Quand cela est possible, des battues administratives sur dortoir diligentées par le Préfet, peuvent être organisées en collaboration avec les Lieutenants de Louveterie, les chasseurs et les agriculteurs.

 

Afin de protéger efficacement les exploitations agricoles et en application des orientations du Comité de Pilotage Départemental sur les Oiseaux Déprédateurs dont elle est membre, la FDGDON 50 sensibilise et conseille les agriculteurs sur les aménagements et équipements individuels nécessaires à empêcher la présence des étourneaux sur les exploitations.

Elle assure également la mise en place de dispositifs d’effarouchement sur les exploitations en coordination avec les Laiteries (Les Maitres Laitiers du Cotentin, Isigny-Sainte-Mère et Réaux), les exploitants agricoles et leurs représentants. Les systèmes d’effarouchement reposent sur le principe simple de la peur des oiseaux, notamment par simulation d’attaques de prédateurs. Pour une meilleure efficacité sur les étourneaux, il est conseillé d’utiliser un effet sonore associé à un effet visuel, limitant ainsi leur accoutumance (exemple : effaroucheur pyro-optique, kit diffuseur de cris d'oiseaux avec un ballon effaroucheur ou un cerf-volant rapace...). Cependant, l'effarouchement atteint vite ses limites...

Des opérations de tirs peuvent compléter l'effarouchement sur exploitation agricole, par les chasseurs ou encore les exploitants avec des pistolets d'effarouchement.

 

Dans la mesure du possible, il est conseillé d'installer des protection physiques, comme un filet ou un cadre grillagé sur le front d'attaque du silo. Limiter l’accès à la nourriture est l’une des clés de la réussite de l’effarouchement des étourneaux. Cette solution peut se combiner avec une adaptation des pratiques, comme les horaires de désilage. En plein champs, les semis de céréales d'automne précoces et plus profonds limitent les déprédations d'étourneaux.

 

Ces opérations de gestion des étourneaux sont rendues possibles grâce au soutien du Conseil Départemental de la Manche.

La protection des exploitations agricole est également soutenue par le CRIEL de Normandie et la MSA Côtes Normandes.

 

UNE COLLABORATION AVEC LES CHASSEURS

 

Afin de mettre en relation les chasseurs et les agriculteurs sur la problématique des étourneaux, la FDGDON de la Manche, la FDSEA de la Manche et la Fédération des Chasseurs de la Manche ouvrent un site internet permettant aux agriculteurs de proposer des offres de chasse à l'étourneau pour lutter contre cet oiseau et limiter le préjudice subi dans les exploitations agricoles.

Les chasseurs désireux d'aider à cette démarche peuvent s'inscrire et après un e-mail de confirmation pourront chasser les étourneaux selon la législation en vigueur sur les exploitations impactées.

 

N'hésitez pas à vous rendre sur la plateforme internet dédiée à ces opérations de tirs en exploitations agricoles :

http://https://www.agri-chasse-etourneaux50.fr/

Merci d'avance pour votre participation !

 

Cette plateforme internet est mise en place et financée par nos 3 organisations : FDGDON, FDSEA et FDC, de la Manche.

D'ailleurs, une convention a été signée le 21 octobre 2016, à l'occasion de la finalisation du site internet.

 

Pour en savoir plus sur nos deux partenaires :

FDSEA de la Manche : http://www.fdsea50.fr/

FDC de la Manche : http://www.fdc50.com/

LES ETOURNEAUX SANSONNETS.

 

Des oiseaux migrateurs et déprédateurs de cultures :

 

Le département de la Manche fait partie des zones d’accueil privilégiées des populations migratrices d’étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris) en période hivernale.

Or, en raison de la modification de son régime alimentaire, devenant exclusivement granivore au cours de cette période, la présence de l’étourneau crée de nombreuses perturbations aux activités agricoles du département (attaque et souillure des silos de maïs ensilé et des couloirs de distribution, dégâts sur les semis de céréales, dégradation de l’environnement sanitaire des exploitations, impact sur la production notamment laitière …).

De même, le regroupement nocturne des étourneaux en dortoir constitue un risque de dégradation des sites (pollution par les fientes, détérioration des végétaux servant de « perchoirs ») ainsi qu’une nuisance sonore et olfactive, surtout en cas de dortoirs urbains.

Selon les différentes études menées, environ 500 exploitations agricoles Manchoises sont touchées, avec des dégâts évalués entre 1 et 5 millions d'euros par hiver.

PROGRAMME D'INNOVATIONS et d'EXPERIMENTATION 2015 / 2017.

 

Les Services de l’Etat (DDTM et Préfecture), la FDGDON, les professionnels agricoles et d’autres partenaires se mobilisent pour chercher des solutions aux problèmes économiques, sanitaires et environnementaux, sociaux, causés par les étourneaux. Un comité de pilotage préfectoral a été constitué et a validé l’orientation stratégique de la recherche, l’étude de solutions par l’adaptation des pratiques agricoles, jusqu’à leur mise en application et leur suivi sur les exploitations concernées par la problématique.

 

Un plan d’études et d’innovation est donc proposé sur la période 2015/2017, suite à une étroite coopération d’acteurs, partenaires et experts.

Deux objectifs principaux d’étude ont été retenus :

-Diminuer l’attrait des exploitations agricoles (rendre les ressources alimentaires moins accessibles aux étourneaux).

-Rendre l’environnement des exploitations hostile (perturbations, effarouchements…).

 

Le programme vise à rechercher des solutions innovantes permettant d’éviter les nuisances d’étourneaux sur les exploitations agricoles, allant jusqu’à l’adaptation des pratiques agricoles elles-mêmes. Les études visent à mieux cerner les incidences de ces changements de pratiques, sur le plan économique (production, quantité, qualité,…), tout en prenant en compte d’autres facteurs, notamment d’intérêt social et environnemental (organisation du travail de l’agriculteur…). Les protocoles visent à étudier de nouvelles techniques, de nouveaux outils et de trouver des méthodes d’utilisation qui permettent l’efficacité de la solution et leur transposition aux exploitations agricoles.

Le projet vise à identifier des leviers et gisements de progrès, par rapport aux pratiques « normales », et d’évaluer le rapport coût / bénéfice des différentes techniques (coût de l’adaptation par rapport au risque de préjudice lié aux étourneaux). Est donc recherchée, la mise en place de tests technico-économiques sur un échantillon d’exploitations agricoles.

 

Depuis 2014, le groupe de travail étourneaux, par approche méthodologique, a pu poser les problématiques et les objectifs à atteindre. Il a défini 3 axes de travail, faisant chacun l’objet d’une étude d’expérimentation et d’innovation :

-Agir sur les semis d’automne en parcelle (rendre la graine non-accessible en plein champs) : mesurer l’incidence agronomique d’un semis plus profond, avec l’expertise de la Chambre d’Agriculture (référencement variétal, analyses agronomiques…), la mise en place d’une protection contre les étourneaux et son suivi étant assurés par la FDGDON.

-Agir sur l’alimentation du bétail : mesurer l’incidence sur la production de lait (quantité et qualité) d’une adaptation de l’alimentation des bovins (ration, horaire de distribution…), avec l’expertise du Littoral Normand (contrôle laitier) et un suivi des étourneaux avec la FDGDON et les agriculteurs (base d’une vingtaine d’exploitations).

-Optimiser des techniques d’effarouchement : recherche d’outils, de combinaisons synergiques et de rotations de dispositifs pour prévenir l’accoutumance, avec l’expertise de la FDGDON, en étroite collaboration avec les exploitants agricoles, des chasseurs, un fauconnier (une douzaine d’exploitations en test).

Chaque étude fera l’objet d’un protocole établi conformément aux objectifs à atteindre et au cahier des charges défini par les membres du groupe de travail. Il sera fait appel à de nombreux partenaires techniques, scientifiques et locaux : le Littoral Normand, les Laiteries (Coop d’Isigny-Sainte-Mère…), la Fédération des Chasseurs, un fauconnier, sans oublier les agriculteurs de la zone d’étude et bien d’autres acteurs. L’intérêt est bien d’associer chaque compétence spécifique de chaque partenaire, pour faire ressortir l’expertise de chacun et des solutions d’ordre pluridisciplinaire (références technico-économiques, incidences sociales…). L’étroite collaboration des acteurs techniques et de terrain permettra de faciliter la prise en compte des études et des résultats auprès des professionnels agricoles.

L’objectif des études est de se doter d’outils innovants et transposables aux exploitations agricoles concernées par la problématique (soit une majorité dans le Cotentin). Il est fait le choix d’adapter les protocoles d’étude au plus près des besoins de terrain, notamment en prenant en compte les critères de production de la région de Baupte, zone la plus impactée. Cela va jusqu’au choix de variétés de blé utilisées localement, pour réaliser l’essai de semis profond, ou encore la définition d’un panel des plus exhaustifs pour l’étude sur l’alimentation des bovins, prenant en compte les différents systèmes d’alimentation présents dans le secteur.

 

Le projet est piloté en étroite collaboration par 3 partenaires :

-La FDGDON : Ce syndicat agricole bénéficie d’une grande expertise de la gestion d’espèces animales ou végétales qui portent atteinte à l’environnement, aux activités humaines (notamment agricoles et les productions végétales), ainsi qu’à la santé. C’est pour cela, qu’avec son réseau, elle a été reconnue Organisme à Vocation Sanitaire dans le domaine du Végétal par Arrêté Ministériel et se voit confier des missions d’intérêt général entrant dans son champs de compétences. En matière de gestion des étourneaux, elle pilote des actions depuis de nombreuses années, à la fois sur la connaissance de l’espèce (présence sur le territoire, comptages sur dortoirs), que sur les conseils et préconisations individuels aux agriculteurs. Elle s’est vue naturellement confier le pilotage du projet par le groupe de travail.

-La Chambre d’agriculture : De par ses missions d’innovation, expérimentation, et développement de l’agriculture dans le département, cet établissement public est un atout de poids dans l’étude. Elle met à disposition toutes ses compétences pour mener à bien ce projet, et participe directement, de par son expertise, aux protocoles agronomiques étudiés.

http://normandie.chambres-agriculture.fr/

-La FDSEA : Ce projet nécessite la participation (et même l’implication) des agriculteurs eux-mêmes. A travers son organisation, la FDSEA mobilise les agriculteurs, les fédère autour du projet. Ce rôle est essentiel : elle permet de développer les actions avec les professionnels directement concernés par la problématique des étourneaux.

https://www.fdsea50.fr/

 

Les 3 partenaires du projet, sont appuyés par les membres du « comité de pilotage préfectoral étourneaux » dirigé par le Préfet, du « groupe de travail étourneaux » spécifique au projet et dirigé par la DDTM, des partenaires techniques, scientifiques, locaux et des prestataires des études.

 

Un soutien financier de l'Union Européenne (FEADER) et de la Région Normandie

http://www.normandie.fr/

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